Notre adversaire aux élections municipales a trouvé un nouvel argument pour critiquer la gestion de Trilport : “l’Argus des communes”.
Un classement publié par l’association Contribuables Associés dont la philosophie est simple :
moins de dépenses publiques
moins d’impôts
moins de services publics.
Autrement dit : moins d’action publique.
Cette association est financée par Pierre-Edouard STERIN, milliardaire libéral et ultra-conservateur, qui souhaite faire des élections municipales la première étape de son large projet d’influence « Périclès », destiné à promouvoir les thèses de l’extrême-droite (source : La lettre des maires et des élus locaux, 06/02/2026).
Chacun peut avoir ses convictions. Mais présenter cet outil militant comme une analyse objective relève d’une sérieuse approximation… ou d’une manipulation politique.
Car l’Argus des communes repose sur une idée très simple :
une commune qui dépense moins serait forcément mieux gérée.
Peu importe si elle :
– a moins d’équipements
– offre moins de services
– investit moins pour l’avenir.
Dans cette logique, la commune idéale serait presque celle qui ne fait rien.
À Trilport, nous avons fait un choix différent :
investir dans les équipements publics
préparer la ville aux défis de demain
maintenir un niveau de service digne pour les habitants.
Oui, cela suppose d’investir.
Oui, cela suppose d’emprunter.
Mais une commune ne s’endette pas pour son confort :
elle investit pour ses habitants et pour les générations futures.
Comparer des communes uniquement avec quelques ratios financiers, sans tenir compte :
– de leur population
– de leurs équipements
– de leurs obligations légales
– ou du niveau de service proposé
… c’est réduire la gestion d’une ville à une vision comptable et idéologique.
Les habitants de Trilport méritent mieux que des classements simplistes sortis opportunément en période électorale et qui font le lit des extrêmes.
La vraie question n’est pas : « Combien dépense une commune ? »
La vraie question est : « Que fait-elle pour ses habitants ? »
Et sur ce point, chacun peut juger le bilan concret de ces dernières années.