Dans ses déclarations à la presse, Monsieur Kraemer explique qu’il suffirait de payer « l’amende SRU » pour éviter de construire des logements sociaux.
Si seulement c’était aussi simple…

Rappelons d’abord une réalité : un maire doit respecter les lois de la République.
Et la loi SRU impose aux communes concernées d’atteindre 25 % de logements sociaux, avec des objectifs fixés par l’État tous les trois ans.

Ces nouveaux logements – ces habitants ! – c’est de l’attractivité, du dynamisme pour Trilport et donc aussi le maintien des services, des commerces, des écoles…
Sans compter qu’à Trilport, plus de 400 familles attendent aujourd’hui un logement adapté à leur situation : jeunes ménages, seniors, personnes en situation de handicap ou familles confrontées aux accidents de la vie.
Derrière ce sujet, il y a des vies concrètes, pas des slogans de campagne.

Contrairement à ce qu’affirme Monsieur Kraemer, il ne suffit pas de payer la pénalité et de ne rien faire. Sinon, les conséquences sont immédiates :
➡️ une pénalité fortement majorée (déjà 58 000 € en 2025)
➡️ la perte de subventions de l’État
➡️ et surtout, dans certains cas, la mise sous tutelle de la commune sur les questions d’urbanisme.

Cela signifie très concrètement que le préfet peut décider à la place de la commune : où construire, combien construire, et à qui attribuer les logements.
Autrement dit : la commune perd la main.
C’est une situation que certaines communes du Pays de Meaux ont déjà connue.

Monsieur Kraemer est pourtant élu local depuis 2001. On pourrait donc penser qu’il connaît ces règles élémentaires.

Mais à l’écouter, une question finit par se poser :
👉 est-ce une méconnaissance du sujet… ou une promesse qu’il sait impossible à tenir ?

Dans les deux cas, les Trilportais méritent mieux que des approximations de campagne.

À Trilport, nous préférons dire la vérité et agir avec responsabilité en lien avec l’État, plutôt que promettre ce qui n’existe pas.