Monsieur Kraemer se plait à diffuser des informations partielles et erronées sur la situation du logement à Trilport. Notamment, il explique qu’il suffirait de payer « l’amende SRU » pour éviter de construire des logements sociaux et proclame vouloir lutter contre le bétonnage de Trilport.

Rappelons d’abord une réalité : un maire doit respecter les lois de la République.

Et la loi SRU impose aux communes concernées d’atteindre 25 % de logements sociaux, avec des objectifs fixés par l’État tous les trois ans.

Ces nouveaux logements – ces habitants ! – c’est de l’attractivité, du dynamisme pour Trilport et donc aussi le maintien des services, des commerces, des écoles…

Sans compter qu’à Trilport, plus de 400 familles attendent aujourd’hui un logement adapté à leur situation.

Derrière ce sujet, il y a des vies concrètes, pas des slogans de campagne.

Contrairement à ce qu’affirme Monsieur Kraemer, il ne suffit pas de payer la pénalité et de ne rien faire car, dans ce cas, le préfet peut décider à la place de la commune : où construire, combien construire, et à qui attribuer les logements.

Autrement dit : la commune perd la main.

C’est une situation que certaines communes du Pays de Meaux ont déjà connue.

Monsieur Kraemer dénonce le bétonnage qui réduirait la valeur des biens des Trilportais pourtant transformer un espace délaissé en un lieu aménagé, propre et habité, c’est d’abord répondre aux attentes des riverains et améliorer concrètement le cadre de vie.

Un projet urbain bien conçu ne dégrade pas une commune, il la valorise. En requalifiant une friche, en créant des espaces publics, des logements et des équipements, on augmente l’attractivité de la ville et on protège la valeur du patrimoine des habitants. Laisser un terrain ou un immeuble à l’abandon n’a jamais fait monter le prix des maisons autour.

Enfin, comparaison n’est pas raison ! Monsieur Kraemer compare les chiffres de l’immobilier entre 2022 et 2026. Mais il faut garder en tête que les niveaux atteints en 2022 correspondaient à un pic lié à l’effet post-Covid, après une période de hausse rapide et exceptionnelle avant que la remontée des taux d’intérêt ne commence à ralentir le marché. Toute évolution observée depuis doit donc être replacée dans ce contexte particulier du marché.

Monsieur Kraemer est pourtant élu local depuis 2001. On pourrait donc penser qu’il connaît ces données.

À Trilport, nous préférons dire la vérité et agir avec responsabilité en lien avec l’État, plutôt que promettre ce qui n’existe pas.